Marché de l’ancien : C’est la fin du match ?

Ecrit par Olivier Piers le 10 mai 2022 dans Actualités

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Il n’a échappé à personne que les taux d’emprunts immobilier augmentent, qu’il y a de plus en plus de biens immobilier à vendre sur le marché et que les prix stagnent voire baissent dans certaines régions. Mais que se passe t’il dans l’immobilier ancien ?

Les acheteurs se font rares

Et oui, depuis quelques semaines, les acheteurs commencent à se faire rare, moins d’appels téléphoniques, moins de passages en agence, moins de formulaires internet. Mais pourquoi me direz-vous ? Plusieurs raisons structurelles coexistent.

L’incertitude géopolitique (Guerre en Ukraine, sémantique de guerre mondiale utilisée dans les médias), climatique (surchauffe de l’Inde, fonte de glaciers énormes en Antarctique, et j’en passe), un climat anxiogène latent qui freine et tend à ralentir ou repousser les projets couplé à l »éternel « ça ira mieux après ». Je me souviens avoir entendu cette phrase peu avant la pandémie mondiale du Covid-19. Tout est relatif.

Et oui, évidemment les conséquences n’ont pas mis longtemps à se faire sentir, les acquéreurs freinent, repoussent ou revoient leurs projets, et c’est bien visible aujourd’hui.

Les prix stagnent voire baissent

Qu’à cela ne tienne, les fondamentaux de l’économie prennent le relai et font mécaniquement augmenter moins vite que d’habitude, stagner voire baisser les prix en fonction des régions. La fameuse règle de l’offre et la demande :

La demande baisse => l’offre augmente => les prix baissent.

Les délais de vente s’allongent

De facto, ce sont les délais de vente des biens immobilier qui s’allongent. Les vendeurs particuliers ou professionnels mettent en publicité leurs biens quant il y a peu, n’avaient même pas besoin de le faire, la majorité des biens se vendaient en « off-market » (oui oui, sous le manteau ^^).

D’où l’importance aujourd’hui de faire très attention à l’estimation du prix de votre bien à vendre, sous peine de le voir rester à la vente de nombreux mois ! Les investisseurs restent à la recherche de rentabilités nettes de plus de 6%, les marchands de biens de plus-value substantielles et les acquéreurs en résidence principale de revalorisation de leur biens sur la durée.

L’effet ciseau ne s’est pas fait attendre et cela va durer un peu.

Et les agents immobilier dans tout ça ?

Ils se rendent tous à l’évidence que leur travail est plus que nécessaire aujourd’hui. A tous points de vue :

  1. L’estimation de prix : Les vendeurs n’ont plus droit à l’erreur
  2. La recherche d’acquéreurs
  3. La négociation
  4. La gestion des problématiques durant le processus de vente

En tant que particulier, les enjeux sont importants, car vendre un bien n’est plus aussi simple qu’il y a quelques semaines et requiert aujourd’hui un réseau, du marketing, de la prospection, la connaissance du secteur et toutes les ficelles qui évitent les pièges d’une vente assassine dans un marché qui se fige.

C’est quand le prochain match ?

En bourse, on dit que les arbres ne montent jamais jusqu’au ciel, en immobilier c’est pareil, tout est cyclique. L’immobilier est, et restera, au grand dam des crypto-monnaies (qui n’ont pas dit leur dernier mot), une valeur refuge tangible et sûre.

De plus, il manque toujours cruellement de logements en France, et ce n’est pas la crise des matériaux qui va arranger le secteur de la promotion ni de la construction.

Je n’ai pas de boule de cristal, mais il est évident que le marché redécollera. Il faut donc (pour les acquéreurs) bien faire attention au prix de vente, ne pas chercher à tout prix la bonne affaire au risque de ne jamais trouver le bien qui vous correspond, et ne pas essayer de « faire un bon coup » à tout prix (pour les vendeurs), sous peine de voir son bien ne jamais se vendre.

Olivier Piers
Olivier Piers

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